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Avant d’être un auteur, je suis un lecteur. Depuis que je suis petit, je lis des histoires pour étancher ma solitude, pour comprendre que je ne suis jamais seul. Et j’ai l’intuition que nous sommes tous ainsi. Lire, et même si c’est une activité d’abord solitaire, c’est aller à la rencontre de l’autre, tout en allant à la rencontre de soi. Je ne compte plus les fois où je me suis dit : « Je ne suis donc pas le seul à penser ça, à vivre ça. » en ajoutant mes initiales dans la marge, comme si j’étais le propriétaire de cette pensée, de cette aventure. Depuis toujours, les histoires nous ravigotent le cœur. Notre besoin de consolation est possible à rassasier; il suffit d’ouvrir un livre. Je me sens privilégié d’être porte-parole d’un événement qui célèbre le livre jeunesse de manière aussi rassembleuse. Enfants, ados, adultes, tous : entrez dans la danse en ouvrant un livre comme on ouvre son cœur. Marthe Robert voit juste lorsqu’elle affirme que lire transforme son miroir en fenêtre ouverte sur la rue. En souhaitant que le 11 août prochain, cette rue soit remplie de lecteurs en joie.

- Simon Boulerice, porte-parole du festival

Formé en écriture, en danse et en théâtre, Simon Boulerice est un touche-à-tout épanoui. Chroniqueur radio (Plus on est de fous, plus on lit !) et télé (Formule Diaz et maintenant Cette année-là), il navigue également entre le jeu, la mise en scène et l’écriture. Il écrit du théâtre, de la poésie et des romans, tant pour adultes que pour enfants. Parmi sa quarantaine de titres, il est l’auteur des célébrés Simon a toujours aimé danser, Martine à la plage, Javotte, Edgar Paillettes, PIG, Les Garçons courent plus vite, Florence et Léon et L’Enfant mascara. Ses œuvres, traduites en sept langues, ont été nommées, notamment, au Gouverneur Général, aux Prix des libraires et aux Prix de la critique. À 37 ans, Simon Boulerice fait encore la split au moins une fois par jour. Pour l’heure, ses os et ses muscles tiennent bon.